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Le «rouleau compresseur» Sarkozy |
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Écrit par Maggy
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02-06-2007 |
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Présent sur tous les fronts, le nouveau chef d'Etat hyperactif laisse peu de place aux contre-pouvoirs.
Par Sylvain Besson, Le Temps
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Nicolas Sarkozy, un «hyperprésident»?
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Un «rouleau compresseur devant lequel rien ne se dresse». C'est ainsi
que Ségolène Royal a décrit, mardi, la jeune présidence de Nicolas
Sarkozy. Depuis son entrée en fonction, le 16 mai, le nouveau chef de
l'Etat donne le sentiment de vouloir tout faire, et d'accroître chaque
jour ses compétences et ses pouvoirs. Au point que divers observateurs
s'inquiètent de voir naître une «hyperprésidence» qui n'aurait pas de
précédent dans l'histoire récente de la France.
Débauche d'activités
Il faut dire que l'agenda du président, cette semaine, était bien
rempli. Jeudi après-midi, il était en Espagne pour discuter de son
projet de mini-traité sur les institutions européennes. Le matin, il a
promis de revaloriser les salaires des enseignants. Mercredi, il a
présidé la réunion du gouvernement annonçant une refonte des
ministères, avant de recevoir l'émir du Qatar venu acheter de nouveaux
Airbus. Mardi, il a tenu un meeting en vue des élections législatives,
menacé de mettre son veto aux négociations de l'OMC et réprimandé un
ministre qui voulait limiter les déductions fiscales sur les emprunts
immobiliers. Lundi, il a reçu les syndicats pour parler de son projet
de service minimum en cas de grève dans les transports, et reçu la
visite de l'Italien Romano Prodi.
Cette débauche d'activités est-elle normale? Pour l'entourage de
Nicolas Sarkozy, cela ne fait aucun doute: «Avec Chirac, on avait pris
l'habitude de se rendormir, estime un proche. Lui, c'est un président
moderne. Parler seulement le 14 Juillet et le 31 décembre, ce n'est pas
son genre.» Son conseiller Manuel Aeschlimann estime que le rythme
endiablé des derniers jours pourrait durer: «Il est capable de tenir ce
rythme de fou, puisqu'il est en campagne électorale permanente depuis
2002. Ce sera toujours un président hyperactif.»
En temps ordinaire, tout président français dispose de pouvoirs
conséquents que lui attribue la Constitution de la Ve République. Mais
cette puissance était jusqu'à présent atténuée par un style distant,
qui obligeait le chef de l'Etat à n'apparaître qu'en des occasions
choisies et à s'exprimer peu, tout en déléguant la gestion des affaires
courantes à son premier ministre. Cette époque est de toute évidence
révolue.
Pour le politologue Dominique Reynié, Nicolas Sarkozy pousse à son
paroxysme un système par nature personnel et présidentiel. «La France
n'a pas de contrepoids, de checks and balances à l'américaine. Sarkozy
fait tout: il est président, premier ministre, il mène la campagne des
législatives, négocie avec les syndicats, décrète l'ouverture à gauche,
conduit la politique étrangère et industrielle... c'est une stratégie
de concentration maximale des pouvoirs.»
(...)
3 Commentaire(s)
 | par CatherineJun 12 2007 08:10:11Ce sujet traite du contenu de l'article: Le «rouleau compresseur» Sarkozy
bienvenue à la dictature démocratique  !
c'est sûr ya le pour et le contre des pleins pouvoirs, comme de la dictature d'ailleurs. Un dictateur éclairé au pouvoir est certainement mieux qu'une démocratie classique où c'est le peuple moyen qui décide en se fiant à la bonne gueule (trompeuse) des uns ou des autres.
D'un autre côté, c'est comme ça que naissent des hitler: quand un peuple en difficulté sociaux-économiques donne les pleins pouvoir à quelqu'un dans l'espoir (fou?) de l'en sortir. Et en fin de compte, lorsqu'on a le contrôle de l'assemblée nationale, qu'est-ce qui empêcherait un mégalo au commande de bloquer toute possibilité de le déboulonner par voie démocratique ? |
 | par RalphJun 24 2007 19:45:05Catherine écrit:
Et en fin de compte, lorsqu'on a le contrôle de l'assemblée nationale, qu'est-ce qui empêcherait un mégalo au commande de bloquer toute possibilité de le déboulonner par voie démocratique ?
La rue! En France, heureusement la population n'hésite pas à descendre dans la rue quand le pouvoir politique dérape un peu trop...
En même temps, on peut imaginer que ce dernier parvienne à augmenter suffisamment en puissance l'état policier pour réduire la contestation à sa plus simple expression. Jusqu'à maintenant, celle-ci a été très largement tolérée par exemple, dans la rue ou dans les universités. Mais cette attitude compréhensive, voire permissive, pourrait aussi bien évoluer vers plus de rigueur, prétextant par exemple le désordre et les désagréments engendré pour les «honnêtes travailleurs», argument déjà avancé pour limiter le droit de grève…
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 | par XavierJun 02 2008 17:28:17Même combine qu'avec le terrorisme. Demandez-vous à qui profite la terreur? évidement à ceux qui ont le pouvoir et qui s'en servent pour justifier un pouvoir policier renforcé aux mépris de la démocratie. |
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